Je vis chaque jour avec mon équipe, la richesse du travail pluriprofessionnel, des échanges constructifs, des compétences complémentaires, avec des médecins, des infirmières et des proches aidants. Je déplore le gâchis de la sous-utilisation des professionnels du médicament longuement formés que sont les pharmaciens. Combien vaut la détection d’une interaction médicamenteuse dangereuse ? L’interception d’une prescription inadaptée ? Un conseil pour bien utiliser un médicament ? Beaucoup pour le patient et sa sécurité... et aussi pour le prescripteur médecin concerné.

Avec l’introduction de la médecine complémentaire dans l’assurance de base, la Suisse a valeur d’exemple depuis 2017, mais elle essuie également des critiques. Les attaques des médias, en particulier contre l’homéopathie, sont en augmentation et le mouvement sceptique actif au niveau international s’est fixé pour objectif de l’éliminer. En raison du manque de certaines preuves relatives aux principes actifs, il est devenu à la mode de nier leurs efficacités thérapeutiques. Les traitements homéopathiques sont cliniquement utiles et des tests cliniques montrent également une efficacité supérieure aux placebos.

Ramenons les choses à leur juste mesure. Un tremblement de terre d’où vous êtes sorti indemne restera moins profondément gravé dans votre souvenir qu’une mauvaise chute dans l’escalier qui vous a estropié. Nous pouvons nous faire contaminer par la fièvre collective en lisant les nouvelles de l’épidémie, c’est en définitive notre destin personnel, et celui de notre famille et de nos proches, qui nous préoccupe vraiment.

Le médicament de Novartis pour soigner les maladies musculaires ouvre la discussion. La première réponse qui nous vient spontanément est bien entendu un oui du fait du montant démesuré. Il est néanmoins important de différencier les réponses à une telle question. En effet, plus efficace, le coût de revient global de ce médicament de l’ordre du million pourrait presque paraître abordable comparer à la concurrence, dont l’étiquette de prix est dix fois moins chère. Cet exemple démontre que la polémique n’a pas sa place en matière de prix des médicaments. D’autant plus lorsqu’il est question du bien-être des patients, la question qui se pose est finalement de savoir quel doit être le degré de durabilité général du système de remboursement afin de permettre à l’industrie pharmaceutique de la recherche d’investir également à l’avenir dans l’innovation au profit des patients.

Tandis qu’à Vienne, on enlève les noms aux interphones, les médecins allemands se demandent s’ils peuvent encore appeler les patients par leur nom devant le reste de la salle d’attente. Reste à savoir comment le facteur est censé faire sa tournée et s’il vaut mieux demander à « la dame avec la mycose » de se présenter.

L’arrestation de centaines de personnes et la saisie de millions de produits, notamment des anabolisants, à l’occasion d’une opération de police coordonnée à l’échelle mondiale a clairement montré que le problème du dopage ne concerne pas seulement les sportifs de haut niveau, mais aussi des gens comme vous et moi, par exemple des jeunes hommes qui veulent gagner rapidement du muscle. Ils sont de plus en plus nombreux à avoir recours aux stéroïdes anabolisants et cie. Chez nous aussi, les autorités s’efforcent, par des descentes ciblées, de couper les voies d’importation illégales depuis l’Asie.

L’homme moderne est mobile et numérique - et ce principe doit désormais aussi s’appliquer aux ordonnances médicales. Pourquoi devrais-je aller chercher une ordonnance papier chez le médecin et la déposer ensuite dans une pharmacie alors que je pourrais résoudre de petits problèmes simples de santé en contactant mon médecin par téléphone ou via mon ordinateur ? Le médecin pourrait alors m’envoyer l’ordonnance par e-mail, ce qui me permettait d’aller chercher directement le médicament à la pharmacie.

Dernièrement, j’ai appris avec étonnement qu’en Allemagne les partisans de l’homéopathie sont souvent appelés de façon désobligeante les « Nichtser », ce qui signifie à peu près « ceux qui prônent le rien ». Je ne sais pas d’où provient cette expression : peut-être de « plus c’est dilué, moins il n’y en a » ou « rien, néant, dilution 200CH » ?

L’équipe de la Pharmacie souhaite parler de santé autrement. En mettant au centre l’expérience et l’interactivité, elle propose des émotions à vivre ou encore quantité́ de manières de rencontrer les différents membres de l’officine. Le projet, à la fin, est très simple : donner aux gens les moyens de prendre en main leur santé (ou leur maladie). Et, pour cela, les accompagner dans une découverte des multiples domaines où elle se détermine.

Lorsqu’on discute de l’avenir de la politique de santé suisse en réfléchissant comment l’améliorer, c’est tout d’abord aux coûts que nous pensons… un élément crucial pour maintenir un système durable et financièrement viable. L’argent ne devrait pourtant pas être le seul aspect à prendre en compte dans l’optique d’optimiser notre système de soins.

Pour de nombreux enfants, la fin des vacances d’été signe le début d’une nouvelle étape importante de la vie. La rentrée des classes est une expérience qui marque, en particulier pour les futurs élèves de première année. Mais la peur aussi peut être au rendez-vous. Le maître est-il sévère ? Peut-on choisir son voisin ou sa voisine de classe ? Se fera-t-on des copains dans cette nouvelle école ?