Mentir est presque devenu socialement accepté. Du moins chez les politiciens de premier plan. À l’instar du président américaine, qui se rend à une réunion, dit oui sur place, et une fois de retour - voire sur le chemin - poste sur Twitter : non. Puis affirme plus tard avoir dit oui, du moins un peu.

Mieux utiliser les compétences des professionnels du médicament

Qu’en est-il des fake news dans le système de santé suisse ? Certes, rien de comparable à la politique américain, mais quelles sont les fake news les plus populaires du marché suisse de la santé ?

Pour commencer, on peut lire sans arrêt que les prix des médicaments sont excessifs chez nous. Ce n’est absolument pas vrai. Que ce soit en termes de chiffres ou de pouvoir d’achat. On y trouve également que ce sont les étrangers qui encombrent nos services d’urgence. Les dernières études démontrent le contraire. Il y a aussi des ouï-dire présentés comme des vérités que la recherche pharmaceutique est tout à fait possible sans expérimentation animale. 
Au vu des exemples désolants tirés de la politique internationale, il convient de notifier clairement tout recours aux fake news dans les médias, la politique ou dans les conversations privées. Car cette « maladie » est fort contagieuse.

Les pharmaciens sont des professionnels de soins. Ils sont les plus à même de montrer et démontrer l’intérêt d’un pharmacien soignant de premier recours.


Christian Cordt-Moller, Pharmacien FPH / propriétaire