Comment la Suisse peut-elle continuer à financer un système dans lequel tout le monde dispose d’un accès non restreint à toutes les prestations de santé - que ce soit les consultations médicales, les séjours à l’hôpital ou les médicaments ?

Comment la Suisse peut-elle continuer à financer un système incluant toutes les prestations de santé ?

Le problème: les primes d’assurance augmentent année après année en raison d’une offre médicale de plus en plus sophistiquée - présentée comme indispensable - et d’une population vieillissante. Après les USA, la Suisse est le pays qui consacre la plus grosse part de son PIB à la santé. Il est scandaleux de constater que si peu d’acteurs politiques proposent de véritables mesures. Trop d’énergie est investie dans des discussions de rapiéçage. On débat de redistribution, de subvention, de transfert ou de niveau de franchise. Quand on souffre de maladie chronique, ces solutions ne suffisent pas.

Si nous souhaitons continuer à jouir d’un système de santé de qualité, il va falloir tailler dans le vif et de façon audacieuse: il s’agit de donner à la prévention toute l’importance qu’elle mérite. Plutôt que de redistribuer l’argent du côté des assurances, nous devons à l’avenir investir dans de la véritable prévention - en commençant dans les écoles et les entreprises.


Christian Cordt-Moller, Pharmacien FPH